28.06.2023
Les inscriptions pour les 27èmes Journées suisses du logement 2023 sont ouvertes!
Les 27èmes Journées suisses du logement auront lieu du 3 au 6 novembre 2023 à Bienne et sont réparties en quatre manifestations aussi diverses que complémentaires.
3 novembre 2023:
1) journée de séminaire à la Maison du peuple à Bienne
«Comprendre le marché du logement pour combler ses lacunes»
2) soirée cinéma au Filmpodium Biel/Bienne: « Le grand partage », d’Alexandra Leclère (2015)
4 novembre 2023:
Visite guidée au Nouveau Musée Bienne
«Jardin d’Éden et ville de l’avenir – Philippe Robert, Ernst Kuhn et la gare de Bienne de 1923»
6 novembre 2023 :
1) table ronde à la Maison Farel à Bienne
« Plus de logements abordables grâce à / malgré la densification ? »
2) Conférence et discussion à la Bibliothèque de la Ville de Bienne
« L’habitat intergénérationnel – un modèle de cohabitation avec du potentiel»
-> PROGRAMME COMPLET ET INSCRIPTIONS
1) journée de séminaire à la Maison du peuple à Bienne
«Comprendre le marché du logement pour combler ses lacunes»
2) soirée cinéma au Filmpodium Biel/Bienne: « Le grand partage », d’Alexandra Leclère (2015)
4 novembre 2023:
Visite guidée au Nouveau Musée Bienne
«Jardin d’Éden et ville de l’avenir – Philippe Robert, Ernst Kuhn et la gare de Bienne de 1923»
6 novembre 2023 :
1) table ronde à la Maison Farel à Bienne
« Plus de logements abordables grâce à / malgré la densification ? »
2) Conférence et discussion à la Bibliothèque de la Ville de Bienne
« L’habitat intergénérationnel – un modèle de cohabitation avec du potentiel»
-> PROGRAMME COMPLET ET INSCRIPTIONS
26.06.2023
Assemblée générale de l’Armoup à Fribourg
L’année 2023 était une année d’élections pour l’Armoup. Le président sortant, Bernard Virchaux, avait annoncé son intention de ne pas se présenter pour un troisième mandat consécutif et c’est sans grande surprise que Fabienne Abetel, seule candidate à la présidence de l’Armoup, a été élue à l’unanimité et acclamations par l’assemblée.
Le nouveau Comité Armoup: au premier rang de gauche à droite: Patricia Vieira, Jean-Pierre Gauch, Jean-Claude Prince, Ilhan Büchler, Christian Müller. Au deuxième rang de gauche à droite: Joël Cornuz, Fabienne Abetel, Jennifer Ackermann, Philippe Meyer. Au dernier rang de gauche à droite: Gabriel Winkler, Jean-Pierre Chappuis, Grégoire Andenmatten, Philippe Thalmann, Jean-Charles Dumonthay (manque sur la photo Joël Desaules).
La nouvelle présidente a d’emblée très clairement posé ses objectifs principaux pour 2023-2026: révision des statuts de l’Armoup, création d’un centre de compétences, finalisation du processus stratégique lancé par la faîtière et renforcement de l’offre de formation continue. Réunie ce 22 juin dans la salle des Grenadiers au-dessus du restaurant de l’Aigle noir à Fribourg, dans une vénérable bâtisse appartenant à la Bourgeoisie de Fribourg, ladite assemblée devait ensuite élire les membres du Comité Armoup.
Et là, petite surprise: il y avait pour une fois un.e candidat.e de plus que le nombre de sièges disponibles, soit 15 papables pour 14 sièges. Pour résoudre l’équation, le Comité Armoup a proposé aux votant.e.s d’éliree les 15 candidats. Mais une main s’est levée dans l’assistance pour s’y opposer, ce qui a enclenché le processus des votes à bulletins secrets et dépouillement y relatif. Et là, deuxième surprise: c’est la sortante Elinora Krebs qui n’a pas été réélue. L’élection des délégué.e.s et de leurs suppléant.e.s, ainsi que celle des vérificateurs des comptes ont suivi dans la foulée comme une simple formalité.
Cette AG pas si ordinaire que ça avait commencé tout en douceur, mais en l’absence remarquée de son trésorier, Philippe Meyer, retenu dans un bouchon sur l’autoroute près de Bulle, provoqué par un gros accident de cars. C’est donc le vice-président de l’Armoup, Christian Müller, qui l’a remplacé au pied levé pour présenter les comptes, juste après le vivace compte-rendu des activités 2022 de l’association par la secrétaire générale de l’Armoup Isabelle del Rizzo – une année riche en événements (voir rapport annuel 2022).
Deux invités de marque dans l’assistance ont ensuite tenu à rendre hommage à Bernard Virchaux pour clore cette AG. Peter Schmid, co-vice président de la faîtière coopératives d’habitation Suisse, s’est fendu d’un discours – en français s’il vous plait – pour remercier le président sortant pour ses longues années au service du logement d’utilité publique. Martin Tschirren, directeur de l’Office fédéral du logement, lui a succédé en remerciant Bernard Virchaux avec un petit speech teinté d’humour et filant la métaphore de l’ours, en guise de figure emblématique du président sortant. Tout ce beau monde s’est ensuite retrouvé pour un apéro-réseautage au rez de la bâtisse historique – dont on peut retrouver quelques photos sur habitation.ch.
Le résultat des courses
Il y avait 15 candidat.e.s pour 14 places au Comité Armoup. Voici les 14 élu.e.s. Les sortant.e.s: Grégoire Andenmatten, Ilhan Büchler, Jean-Pierre Chappuis, Joël Cornuz, Joël Desaules, Jean-Charles Dumonthay, Philippe Meyer, Christian Müller, Jean-Claude Prince, Philippe Thalmann. Les nouvelles et les nouveaux: Jennifer Ackermann, Jean-Pierre Gauch, Patricia Vieira et Gabriel Winkler.
Le nouveau Bureau est composé de:
Fabienne Abetel (présidente), Christian Müller (vice-président), Jean-Pierre Chappuis (secrétaire), Philippe Meyer (trésorier), Jennifer Ackermann.
Les délégué.e.s et leurs suppléant.e.s:
Les délégué.e.s: Jennifer Ackermann (nouvelle), Ilhan Büchler (sortant), Jean-Pierre Chappuis (sortant), Jean-Charles Dumonthay (sortant), Philippe Meyer (sortant), Philippe Thalmann (nouveau) et Jean-Pierre Gauch (nouveau). Les suppléant-e-s: Joël Cornuz (nouveau) et Christian Müller (sortant).
14.06.2023
La CCL cherche un.e directeur.trice adjoint.e à 80%
La CCL cherche pour sa direction à Olten, avec entrée en fonction au début octobre 2023 ou pour une date à convenir, un(e) Directrice adjointe ou Directeur adjoint (80%).
Tâches de la direction
Les deux membres assument la direction des affaires de la CCL.
La direction travaille en collaboration avec les organes de la CCL, soigne les contacts avec les membres et représente la CCL à l’extérieur. Elle assume la responsabilité de l’examen professionnel des demandes de financement, de la gestion des emprunts, de leur conclusion et remboursement en temps voulu ainsi que de la comptabilité et des placements des fonds.
Elle prépare le budget et les comptes annuels à l’attention du comité.
Elle est en charge de la conception et du développement des procédures de travail et informatiques.
Profil
Vous disposez de solides connaissances techniques dans le domaine du financement immobilier et d'une expérience professionnelle dans le contact avec la clientèle entreprises ainsi qu’un sens aigu du risque.
Une maîtrise du français et de l’allemand à l’oral et à l’écrit est requise.
Vous connaissez l’habitat d’utilité publique. Vous pouvez vous identifier aux valeurs et à la culture de la CCL comme de ses membres. Vous êtes un(e) dirigeant(e) engagé(e), qui volontiers gère et fait avancer lui/ellemême des projets et qui est également prêt(e) à effectuer des travaux de routine.
Vous êtes polyvalent(e) et, en tant que sparring-partner, vous apportez votre soutien à la directrice dans les questions de contenu et de fonctionnement.
-> Appel à candidatures officiel
Ce poste vous intéresse? Adressez-nous alors vos documents de candidature à bewerbung@egw-ccl.ch. Pour de plus amples informations, Mme Patrizia Obrist, directrice, se tient volontiers à votre disposition au 062 206 06 16.
Les deux membres assument la direction des affaires de la CCL.
La direction travaille en collaboration avec les organes de la CCL, soigne les contacts avec les membres et représente la CCL à l’extérieur. Elle assume la responsabilité de l’examen professionnel des demandes de financement, de la gestion des emprunts, de leur conclusion et remboursement en temps voulu ainsi que de la comptabilité et des placements des fonds.
Elle prépare le budget et les comptes annuels à l’attention du comité.
Elle est en charge de la conception et du développement des procédures de travail et informatiques.
Profil
Vous disposez de solides connaissances techniques dans le domaine du financement immobilier et d'une expérience professionnelle dans le contact avec la clientèle entreprises ainsi qu’un sens aigu du risque.
Une maîtrise du français et de l’allemand à l’oral et à l’écrit est requise.
Vous connaissez l’habitat d’utilité publique. Vous pouvez vous identifier aux valeurs et à la culture de la CCL comme de ses membres. Vous êtes un(e) dirigeant(e) engagé(e), qui volontiers gère et fait avancer lui/ellemême des projets et qui est également prêt(e) à effectuer des travaux de routine.
Vous êtes polyvalent(e) et, en tant que sparring-partner, vous apportez votre soutien à la directrice dans les questions de contenu et de fonctionnement.
-> Appel à candidatures officiel
Ce poste vous intéresse? Adressez-nous alors vos documents de candidature à bewerbung@egw-ccl.ch. Pour de plus amples informations, Mme Patrizia Obrist, directrice, se tient volontiers à votre disposition au 062 206 06 16.
08.06.2023
La CODHA primée pour la biodiversité de son écoquartier de Pra Roman: visite le 13 juin 2023
L’écoquartier «Pra Roman» developpé conjointement par la Codha et l’association «Sur le Pra» a reçu le Prix Binding pour la Biodiversité 2023, car il met en valeur de façon exemplaire les fonctions écologiques et sociales de la mise en réseau pour le site lui-même comme pour la ville. Par ailleurs, le projet a fait une large place à la participation dès le départ.
Cette année, il s’agissait de distinguer un projet modèle dans l’espace urbain, du point de vue du «développement de site». Ce prix récompense des projets innovants faisant figure de modèle, des prestations inspirantes promouvant la diversité des habitats, des espèces et des ressources génétiques, ainsi que de leurs interactions. En plus de sa notoriété, le prix est assorti de la coquette somme de CHF 100'000.–, généreusement octroyé par la Fondation Sophie et Karl Binding.
Des espaces de vie reliés écologiquement
L’écoquartier «Pra Roman» qui comprend douze immeubles d’habitation s’étend sur une surface de 22'000 mètres carrés. Dès sa construction, en 2020, l’environnement a été pris en compte dans la planification et la réalisation. Le lauréat a ainsi créé des corridors écologiques à humidité variable en intégrant des abris pour les amphibiens et les petits mammifères et en favorisant les plantes sauvages. Cette conscience de l’importance de la mise en place de réseaux écologiques au sein d’un plus large maillage est centrale pour promouvoir la biodiversité dans l’espace urbain. Les habitant.e.s ont également joué un rôle important dans la conception et la mise en place du quartier, un processus participatif également très apprécié par le jury de la Fondation Binding.
Visite du site de «Pra Roman»: mardi 13 juin 2023, à 14 heures, Route du Jorat 196
Les médias et les spécialistes intéressé.e.s sont invité.e.s à une visite d’une heure du site primé «Pra Roman» le mardi 13 juin. Des participant.e.s au projet montreront plusieurs mesures mises en place et donneront des informations. Suite à la visite, les intervenant.e.s seront à disposition pour des interviews. Nous vous remercions de vous inscrire jusqu’au 11 juin sur https://www.preis-biodiversitaet.ch/fr/dans-les-medias-2023/
-> Communiqué de presse complet
-> Article dans la revue Habitation 4-2021, pages 10-15
Des espaces de vie reliés écologiquement
L’écoquartier «Pra Roman» qui comprend douze immeubles d’habitation s’étend sur une surface de 22'000 mètres carrés. Dès sa construction, en 2020, l’environnement a été pris en compte dans la planification et la réalisation. Le lauréat a ainsi créé des corridors écologiques à humidité variable en intégrant des abris pour les amphibiens et les petits mammifères et en favorisant les plantes sauvages. Cette conscience de l’importance de la mise en place de réseaux écologiques au sein d’un plus large maillage est centrale pour promouvoir la biodiversité dans l’espace urbain. Les habitant.e.s ont également joué un rôle important dans la conception et la mise en place du quartier, un processus participatif également très apprécié par le jury de la Fondation Binding.
Visite du site de «Pra Roman»: mardi 13 juin 2023, à 14 heures, Route du Jorat 196
Les médias et les spécialistes intéressé.e.s sont invité.e.s à une visite d’une heure du site primé «Pra Roman» le mardi 13 juin. Des participant.e.s au projet montreront plusieurs mesures mises en place et donneront des informations. Suite à la visite, les intervenant.e.s seront à disposition pour des interviews. Nous vous remercions de vous inscrire jusqu’au 11 juin sur https://www.preis-biodiversitaet.ch/fr/dans-les-medias-2023/
-> Communiqué de presse complet
-> Article dans la revue Habitation 4-2021, pages 10-15
07.06.2023
Que signifie l'augmentation du taux d'intérêt de référence pour les coopératives d'habitation ? Questions- réponses sur le calcul des loyers
Le 1er juin, le taux d'intérêt de référence a augmenté pour la première fois depuis son introduction en 2008. L'indice national des prix à la consommation et la valeur d’assurance des bâtiments connaissent également des augmentations.
La question de savoir si cela entraîne une adaptation des loyers chez les coopératives d'habitation dépend essentiellement de la possibilité de louer en couvrant les coûts et des principes de calcul des loyers.
Retrouvez toutes les explications dans le lien ci-dessous.
Questions-Réponses rédigée par Thomas Elmiger
La question de savoir si cela entraîne une adaptation des loyers chez les coopératives d'habitation dépend essentiellement de la possibilité de louer en couvrant les coûts et des principes de calcul des loyers.
Retrouvez toutes les explications dans le lien ci-dessous.
Questions-Réponses rédigée par Thomas Elmiger
01.06.2023
Le taux hypothécaire de référence applicable aux contrats de bail passe à 1,5 %
Lors de sa conférence de presse du 1er juin 2023, le directeur de l'Office fédéral du logement, Martin Tschirren, assisté de son expert juridique Cipriano Alvarez, ont tous deux commenté la récente augmentation du taux d'intérêt de référence déterminant pour les loyers.
Ce taux d'intérêt moyen établi le 31 mars 2023, jour de référence, a passé de 1,33 % au trimestre précédent à 1,44 %. Le taux d'intérêt de référence déterminant pour les loyers se situe donc désormais à 1,5 % selon les règles de l'arrondi commercial et s'applique à partir du 2 juin 2023. Il restera à ce niveau jusqu'à ce que le taux d'intérêt moyen des créances hypothécaires descende en dessous de 1,38 % ou monte au-dessus de 1,62 %.
Par rapport au trimestre précédent, le taux d'intérêt de référence a donc augmenté de 0,25 point de pourcentage. De ce fait, les bailleurs ont en principe selon le droit du bail le droit de procéder à une augmentation de loyer de l'ordre de 3 %, à la condition toutefois que le loyer actuel soit fondé sur l'ancien taux de référence de 1,25 % en vigueur depuis le 3 mars 2020.
La bonne nouvelle, c'est que cette augmentation du taux de référence n'a aucune conséquence pour les coopératives d'habitation qui sont reconnues d'utilité publiques: étant tenues de louer à prix coûtant, leurs loyers sont bien plus stables que dans reste du marché immobilier!
Si le loyer est encore basé sur un taux d'intérêt de référence de 1,5 %, une augmentation de loyer motivée par la hausse du taux d'intérêt de référence n'est pas admissible. En revanche, si le loyer est fondé sur un taux encore plus ancien, de 1,75 % ou plus, il existe encore un droit à la baisse. La plupart du temps, le bail ou la dernière notification d'adaptation du loyer donne des informations sur le taux de référence en fonction duquel a été établi le loyer actuel.
Autres facteurs pouvant contribuer à l'augmentation du loyer
Outre la modification du taux d'intérêt de référence, d'autres facteurs de coûts tels que la modification de l'indice des prix à la consommation (renchérissement) peuvent jouer un rôle dans la fixation des loyers. Le renchérissement peut être pris en compte à hauteur de 40 %. En outre, une modification des frais d'entretien et d'exploitation peut entraîner une adaptation du loyer. Le cas échéant, il convient d'en tenir compte dans le calcul.
Plus d'infos -> OFL
Par rapport au trimestre précédent, le taux d'intérêt de référence a donc augmenté de 0,25 point de pourcentage. De ce fait, les bailleurs ont en principe selon le droit du bail le droit de procéder à une augmentation de loyer de l'ordre de 3 %, à la condition toutefois que le loyer actuel soit fondé sur l'ancien taux de référence de 1,25 % en vigueur depuis le 3 mars 2020.
La bonne nouvelle, c'est que cette augmentation du taux de référence n'a aucune conséquence pour les coopératives d'habitation qui sont reconnues d'utilité publiques: étant tenues de louer à prix coûtant, leurs loyers sont bien plus stables que dans reste du marché immobilier!
Si le loyer est encore basé sur un taux d'intérêt de référence de 1,5 %, une augmentation de loyer motivée par la hausse du taux d'intérêt de référence n'est pas admissible. En revanche, si le loyer est fondé sur un taux encore plus ancien, de 1,75 % ou plus, il existe encore un droit à la baisse. La plupart du temps, le bail ou la dernière notification d'adaptation du loyer donne des informations sur le taux de référence en fonction duquel a été établi le loyer actuel.
Autres facteurs pouvant contribuer à l'augmentation du loyer
Outre la modification du taux d'intérêt de référence, d'autres facteurs de coûts tels que la modification de l'indice des prix à la consommation (renchérissement) peuvent jouer un rôle dans la fixation des loyers. Le renchérissement peut être pris en compte à hauteur de 40 %. En outre, une modification des frais d'entretien et d'exploitation peut entraîner une adaptation du loyer. Le cas échéant, il convient d'en tenir compte dans le calcul.
Plus d'infos -> OFL
01.06.2023
Changement pour les labels dans le secteur du bâtiment
Le 1er juin dernier, l'Office fédéral de l'énergie OFEN a invité les médias pour leur présenter la nouvelle mouture de la jungle des labels dans le secteur du bâtiment. Harmonisation et simplification étaient à l'ordre du jour. Il était grand temps, car le foisonnement des labels en a rebuté plus d'un par le passé. Ces labels peuvent exercer un effet de levier énorme sur la transition énergétique urgentissime, en accélérant le rythme et en améliorant la qualité notamment des rénovations d'un parc immobilier énergétiquement obsolète à près de 70% en Suisse. Indispensable si l'on veut avoir une petite chance de tenir le calendrier des objectifs climatiques mis en place par la Confédération. Malgré l'importance du sujet de la conférence de presse, étonnamment peu de médias se sont déplacés. La revue Habitation y était.
Ce qui change…
Les bases servant à calculer la consommation d'énergie et les émissions qui impactent l'environnement ont été harmonisées. Concrètement, cela concerne la consommation d'énergie et les émissions de CO2 dues à l'exploitation du bâtiment. Désormais, toutes les méthodes de calcul se fondent sur la normalisation du CECB. Le CECB dispose depuis début 2023 d'une troisième échelle pour classifier les émissions directes de CO2.
De plus, les standards Minergie seront sensiblement plus stricts à partir de l'automne 2023, surtout dans les domaines de la production propre d'électricité, des émissions de gaz à effet de serre lors de la construction, du besoin en chauffage et de la protection solaire en été. Ainsi, les bâtiments labellisés consommeront, dans l'ensemble, moins d'énergie et seront mieux équipés pour protéger leurs usagers des grandes chaleurs à l'avenir. Le complément ECO, quant à lui, a été simplifié et prendra en compte non seulement la santé, mais aussi des aspects liés à l'économie circulaire notamment. Le standard SNBS Bâtiment comprend désormais 35 critères au lieu de 45, tout en continuant à prendre en compte tous les aspects de la durabilité (société, économie et environnement), par exemple au niveau de l'architecture et du droit de participation des groupes d'intérêt concernés.
Les deux labels Minergie-Quartier et SNBS-Quartier, qui remplacent le label Site 2000 Watts, se différencient l'un de l'autre de la même manière que leurs versions prévues pour les bâtiments individuels. Minergie-Quartier est décerné aux quartiers dont les bâtiments correspondent aux standards Minergie en tenant compte de l'espace extérieur, de l'organisation et de la mobilité. La conservation de bâtiments existants se voit récompensée et des compensations entre bâtiments sont possibles (-> résumé PDF de tous les changements).
Une plateforme unique permettra de saisir et de soumettre toutes les demandes de certification dès l'automne 2023. Les différents labels pourront être comparés lors du dépôt de la demande. Des certifications multiples seront aussi possibles.
Pour les curieux -> OFEN
Ne pas avoir peur de se lancer dans une rénovation énergétique lourde -> explications en vidéo
Les bases servant à calculer la consommation d'énergie et les émissions qui impactent l'environnement ont été harmonisées. Concrètement, cela concerne la consommation d'énergie et les émissions de CO2 dues à l'exploitation du bâtiment. Désormais, toutes les méthodes de calcul se fondent sur la normalisation du CECB. Le CECB dispose depuis début 2023 d'une troisième échelle pour classifier les émissions directes de CO2.
De plus, les standards Minergie seront sensiblement plus stricts à partir de l'automne 2023, surtout dans les domaines de la production propre d'électricité, des émissions de gaz à effet de serre lors de la construction, du besoin en chauffage et de la protection solaire en été. Ainsi, les bâtiments labellisés consommeront, dans l'ensemble, moins d'énergie et seront mieux équipés pour protéger leurs usagers des grandes chaleurs à l'avenir. Le complément ECO, quant à lui, a été simplifié et prendra en compte non seulement la santé, mais aussi des aspects liés à l'économie circulaire notamment. Le standard SNBS Bâtiment comprend désormais 35 critères au lieu de 45, tout en continuant à prendre en compte tous les aspects de la durabilité (société, économie et environnement), par exemple au niveau de l'architecture et du droit de participation des groupes d'intérêt concernés.
Les deux labels Minergie-Quartier et SNBS-Quartier, qui remplacent le label Site 2000 Watts, se différencient l'un de l'autre de la même manière que leurs versions prévues pour les bâtiments individuels. Minergie-Quartier est décerné aux quartiers dont les bâtiments correspondent aux standards Minergie en tenant compte de l'espace extérieur, de l'organisation et de la mobilité. La conservation de bâtiments existants se voit récompensée et des compensations entre bâtiments sont possibles (-> résumé PDF de tous les changements).
Une plateforme unique permettra de saisir et de soumettre toutes les demandes de certification dès l'automne 2023. Les différents labels pourront être comparés lors du dépôt de la demande. Des certifications multiples seront aussi possibles.
Pour les curieux -> OFEN
Ne pas avoir peur de se lancer dans une rénovation énergétique lourde -> explications en vidéo
12.05.2023
Table ronde sur la pénurie de logements en Suisse
Le conseiller fédéral Parmelin a invité ce vendredi 12 mai 2023 à une table ronde sur la pénurie de logements. Coopératives d'habitation Suisse, fédération des maîtres d'ouvrage d'utilité publique, a réclamé un programme national de soutien de la Confédération, des cantons et des communes pour augmenter la part de logements d'utilité publique.
L' objectif est d'augmenter la part des logements d'utilité publique à au moins dix pour cent au cours des dix prochaines années. La fédération suisse des coopératives d'habitation a demandé à la Confédération, aux représentants des cantons et des communes de prendre ensemble des mesures pour construire davantage de logements d'utilité publique. Il s'agit notamment de permettre aux maîtres d'ouvrage d'utilité publique d'accéder plus facilement à des terrains appropriés.
-> Infos complètes dans le communiqué de presse de coopératives d'habitation Suisse.
-> Infos complètes dans le communiqué de presse de coopératives d'habitation Suisse.
10.05.2023
Un auditoire plein à craquer pour 5ème JRCLUP
La population vieillissante de Suisse pose un véritable défi en matière de politique du logement. Pour tenter d’y voir clair et oser quelques pistes pour y remédier, l’ARMOUP a invité à la réflexion et à la prospective lors d’une journée riche en échanges et en découvertes.
Les présentations de cette journée seront envoyées aux participants prochainement.
Les présentations de cette journée seront envoyées aux participants prochainement.
128 personnes ont fait le déplacement au Y–PARC d’Yverdon-les-Bains ce 5 mai dernier pour participer à la 5e Journée romande des collectivités pour le logement d’utilité publique (JRCLUP). La thématique de la journée proposée par l’ARMOUP a fait le plein: la question de l’habitat pour seniors interroge, la courbe démographique promet un tsunami de baby-boomers venant s’ajouter ces prochaines années à la cohorte des seniors vivant de plus en plus longtemps en relativement bonne santé dans notre belle Helvétie.
Communes, cantons et Confédération sont sous pression et cherchent des solutions pour héberger au mieux un segment de la population en passe d’exploser les statistiques. L’Observatoire suisse de la santé prévoit une augmentation de 50% des plus de 65 ans et un doublement du nombre d’octogénaires d’ici à 2040. Autrement dit, il nous faut construire sans tarder un bon millier de nouveaux EMS offrant les 55’000 lits supplémentaires pour accueillir nos futurs aînés.
Et développer massivement l’offre des aides de maintien à domicile. La question est d’autant plus brûlante que la pénurie annoncée de logements pour seniors s’inscrit en Suisse dans un contexte plus large de pénurie du logement en général – pénurie encore bien plus marquée dans le segment des logements à loyer abordable. Une pénurie due en grande partie à une offre en diminution et une demande en augmentation. Une situation causée en partie par la hausse de l’immigration, l’effet Covid et à davantage de ménages de petite taille.
Voilà pour le contexte. Pas étonnant donc que la thématique proposée par l’ARMOUP attire les foules. Son président, Bernard Virchaux, a ainsi pu saluer une salle pleine à craquer de représentants de communes et de cantons, d’associations actives dans le domaine des seniors, d’investisseurs et de maîtres d’ouvrage d’utilité publique (MOUP).
Isabelle del Rizzo, Secrétaire générale de l’ARMOUP, qui présentera les différents orateurs et oratrices tout au long de la journée, a ensuite ouvert le débat, en rappelant notamment que les MOUP étaient non seulement des acteurs importants et innovants dans le domaine de la production de logements pour seniors, mais aussi des partenaires privilégiés des communes pour solutionner en bonne intelligence l’épineuse question de l’habitat des seniors – à loyers abordables. L’habitat des seniors pose un vrai défi, mais des solutions existent pour y remédier.
Des études et des aides financières
Martin Tschirren, Directeur de l’Office fédéral du logement, avait ce jour-là le regard résolument tourné vers l’avenir. Confirmant dans son exposé les chiffres alarmants des courbes démographiques et de leur conséquence sur le logement, il ne cède pas au catastrophisme et présente toute une gamme de mesures de soutien apportées par l’Office fédéral du logement pour résoudre le problème. Cela va des aides au logement (Fonds de roulement, CCL) permettant de soutenir la construction de logements pour seniors jusqu’aux différentes études en cours, portant notamment sur le logement intergénérationnel – le mot est lâché et reviendra comme un mantra au fil des exposés –, en passant par le système d’évaluation de logements SEL, qui favorise la construction sans obstacle et à prix abordable. Divers projets concrets sont en outre soutenus par le biais du programme Projets-modèles «Changement démographique: concevoir l’habitat de demain», parmi lesquels on citera un prototype d’habitat évolutif pour quatre générations de l’Association 4 Générations à Genève, et le projet d’adaptation de l’habitat d’un quartier lausannois avec et pour les seniors et dont Marion Zwygart, responsable de programme Habitat et vie de quartier de Pro Senectute Vaud, dévoilera certains aspects lors de la table ronde de la journée, modérée avec vigueur par Emmanuel Michielan, Directeur de Pro Senectute Fribourg, au milieu des oratrices et orateurs du matin, auxquels s’est également jointe Maude Allora, Municipale à Aigle, en charge de la cohésion sociale, qui présentera brièvement un joli projet d’habitat orienté sur les besoins des seniors au Clos du Bourg.
Une grande hétérogénéité
Avec la gérontopsychologue Marianna Gawrysiak, on découvre à la fois les écueils et les richesses de nos aînés, mais on apprend surtout qu’ils constituent un groupe de population totalement hétérogène, aux besoins très diversifiés et qui s’étend sur une longue étape de vie pouvant se prolonger jusqu’à 40 ans après l’âge de la retraite! A cette longue durée devrait pouvoir répondre un habitat évolutif, allant progressivement du confort de logement à la compensation croissante du handicap. La gérontopsychologue a également souligné la capacité de résilience souvent sous-estimée des seniors et invite les promoteurs immobiliers à les impliquer plus activement dans la conception de l’habitat des seniors.
Cette hétérogénéité des seniors, que l’on a un peu trop facilement tendance à mettre tous dans le même sac, a également été mise en évidence dans l’exposé truffé de chiffres et d’humour de Christina Zweifel, Cheffe du centre de compétences Vieillesse et familles du canton d’Argovie. Elle a également souligné que l’on serait bien avisé de consulter davantage les seniors, véritables experts en matière d’habitat des aînés, et de ne pas trop râler, sous prétexte qu’ils coûtent cher à la société (santé, maladie), car en y regardant de près, ce sont eux qui paient près de 60% des impôts sur la fortune… en tous cas dans le canton d’Argovie.
L’ offre de Patrimob
Avec Joël Cornuz, Directeur de Patrimob, et Dominique Diesbach-Vernevaut, Directrice d’Alterimo et de l’association Althys, on entre dans une structure entrepreneuriale entièrement dédiée à la construction de logements d’utilité publique, répartie sur plusieurs cantons romands, et segmentée selon divers types de logements: pour étudiants, pour seniors, avec des logements avec encadrement plus ou moins poussé (LADA), à loyers modérés (LLM – subventionnés), à loyers abordables (LLA)… et même des logements d’utilité publique standards (LUP). Les seniors y sont bichonnés avec une offre riche et qui s’appuie sur des services de gérance et d’encadrement social spécialisés pour les logements des seniors: Alterimo et Althys, en plein développement.
Le soutien exemplaire du canton de Neuchâtel
Avec Nicole Decker, Cheffe de l’Office du logement du canton de Neuchâtel, on entre de plein fouet dans le labyrinthe d’une politique du logement cantonale qui a su reconnaître le problème et a déjà pris des mesures concrètes pour y répondre. Notamment en favorisant les MOUP, qui se distinguent de plus en plus souvent avec des projets d’habitat intergénérationnel, et que le canton soutient par diverses mesures, telles que la mise à disposition de terrains constructibles en DDP, le cautionnement des emprunts jusqu’à concurrence de 30% des coûts, l’octroi de prêts garantis par gage immobilier sur 25 ans, la prise en charge d’intérêts du crédit de rénovation ou encore l’acquisition de parts sociales d’une coopérative. Largement de quoi inspirer d’autres cantons et communes…
Petites adaptations, grands effets
Avec Felix Bohn, architecte spécialisé dans l’habitat pour personnes âgées et gérontologue, on découvre qu’avec certaines petites mesures d’adaptation d’un logement, qui ne coûtent souvent que trois fois rien, il est possible d’augmenter considérablement le confort et le sentiment de sécurité des seniors. Une poignée dans la douche, une lumière adaptée au champ visuel fragilisé, des couleurs bien contrastées d’un plan de travail dans la cuisine, des seuils assez larges pour laisser passer une chaise roulante peuvent changer la vie de nos seniors, qui ne souhaitent qu’une chose, comme l’ont souligné tous les orateurs et les oratrices de la journée: rester le plus longtemps possible chez soi.
Titre des présentations:
« Logement et changement démographique: un regard vers le futur », par Martin Tschirren
« Des logements divers pour des populations âgées diverses », par Christina Zweifel
« Alterimo/Althys, par Dominique Diesbach-Vernevaut Patrimob et logement pour seniors, par Joël Cornuz
« L’avancée en âge, ses écueils, ses richesses », par Marianna Gawrysiak
« Des logements dédiés aux seniors, est-ce vraiment nécessaire? », par Nicole Decker
Liens pour les plus curieux:
OFL Projets-modèles 2020-2024 Changement démographique https://www.bwo.admin.ch/
Le site de Marianna Gawrysiak, gérontopsychologue: https://avant-age.ch/
Le site de Felix Bohn, architecte et gérontologue: https://habitat-seniors.ch/
Patrimob: https://patrimob.ch/
Communes, cantons et Confédération sont sous pression et cherchent des solutions pour héberger au mieux un segment de la population en passe d’exploser les statistiques. L’Observatoire suisse de la santé prévoit une augmentation de 50% des plus de 65 ans et un doublement du nombre d’octogénaires d’ici à 2040. Autrement dit, il nous faut construire sans tarder un bon millier de nouveaux EMS offrant les 55’000 lits supplémentaires pour accueillir nos futurs aînés.
Et développer massivement l’offre des aides de maintien à domicile. La question est d’autant plus brûlante que la pénurie annoncée de logements pour seniors s’inscrit en Suisse dans un contexte plus large de pénurie du logement en général – pénurie encore bien plus marquée dans le segment des logements à loyer abordable. Une pénurie due en grande partie à une offre en diminution et une demande en augmentation. Une situation causée en partie par la hausse de l’immigration, l’effet Covid et à davantage de ménages de petite taille.
Voilà pour le contexte. Pas étonnant donc que la thématique proposée par l’ARMOUP attire les foules. Son président, Bernard Virchaux, a ainsi pu saluer une salle pleine à craquer de représentants de communes et de cantons, d’associations actives dans le domaine des seniors, d’investisseurs et de maîtres d’ouvrage d’utilité publique (MOUP).
Isabelle del Rizzo, Secrétaire générale de l’ARMOUP, qui présentera les différents orateurs et oratrices tout au long de la journée, a ensuite ouvert le débat, en rappelant notamment que les MOUP étaient non seulement des acteurs importants et innovants dans le domaine de la production de logements pour seniors, mais aussi des partenaires privilégiés des communes pour solutionner en bonne intelligence l’épineuse question de l’habitat des seniors – à loyers abordables. L’habitat des seniors pose un vrai défi, mais des solutions existent pour y remédier.
Des études et des aides financières
Martin Tschirren, Directeur de l’Office fédéral du logement, avait ce jour-là le regard résolument tourné vers l’avenir. Confirmant dans son exposé les chiffres alarmants des courbes démographiques et de leur conséquence sur le logement, il ne cède pas au catastrophisme et présente toute une gamme de mesures de soutien apportées par l’Office fédéral du logement pour résoudre le problème. Cela va des aides au logement (Fonds de roulement, CCL) permettant de soutenir la construction de logements pour seniors jusqu’aux différentes études en cours, portant notamment sur le logement intergénérationnel – le mot est lâché et reviendra comme un mantra au fil des exposés –, en passant par le système d’évaluation de logements SEL, qui favorise la construction sans obstacle et à prix abordable. Divers projets concrets sont en outre soutenus par le biais du programme Projets-modèles «Changement démographique: concevoir l’habitat de demain», parmi lesquels on citera un prototype d’habitat évolutif pour quatre générations de l’Association 4 Générations à Genève, et le projet d’adaptation de l’habitat d’un quartier lausannois avec et pour les seniors et dont Marion Zwygart, responsable de programme Habitat et vie de quartier de Pro Senectute Vaud, dévoilera certains aspects lors de la table ronde de la journée, modérée avec vigueur par Emmanuel Michielan, Directeur de Pro Senectute Fribourg, au milieu des oratrices et orateurs du matin, auxquels s’est également jointe Maude Allora, Municipale à Aigle, en charge de la cohésion sociale, qui présentera brièvement un joli projet d’habitat orienté sur les besoins des seniors au Clos du Bourg.
Une grande hétérogénéité
Avec la gérontopsychologue Marianna Gawrysiak, on découvre à la fois les écueils et les richesses de nos aînés, mais on apprend surtout qu’ils constituent un groupe de population totalement hétérogène, aux besoins très diversifiés et qui s’étend sur une longue étape de vie pouvant se prolonger jusqu’à 40 ans après l’âge de la retraite! A cette longue durée devrait pouvoir répondre un habitat évolutif, allant progressivement du confort de logement à la compensation croissante du handicap. La gérontopsychologue a également souligné la capacité de résilience souvent sous-estimée des seniors et invite les promoteurs immobiliers à les impliquer plus activement dans la conception de l’habitat des seniors.
Cette hétérogénéité des seniors, que l’on a un peu trop facilement tendance à mettre tous dans le même sac, a également été mise en évidence dans l’exposé truffé de chiffres et d’humour de Christina Zweifel, Cheffe du centre de compétences Vieillesse et familles du canton d’Argovie. Elle a également souligné que l’on serait bien avisé de consulter davantage les seniors, véritables experts en matière d’habitat des aînés, et de ne pas trop râler, sous prétexte qu’ils coûtent cher à la société (santé, maladie), car en y regardant de près, ce sont eux qui paient près de 60% des impôts sur la fortune… en tous cas dans le canton d’Argovie.
L’ offre de Patrimob
Avec Joël Cornuz, Directeur de Patrimob, et Dominique Diesbach-Vernevaut, Directrice d’Alterimo et de l’association Althys, on entre dans une structure entrepreneuriale entièrement dédiée à la construction de logements d’utilité publique, répartie sur plusieurs cantons romands, et segmentée selon divers types de logements: pour étudiants, pour seniors, avec des logements avec encadrement plus ou moins poussé (LADA), à loyers modérés (LLM – subventionnés), à loyers abordables (LLA)… et même des logements d’utilité publique standards (LUP). Les seniors y sont bichonnés avec une offre riche et qui s’appuie sur des services de gérance et d’encadrement social spécialisés pour les logements des seniors: Alterimo et Althys, en plein développement.
Le soutien exemplaire du canton de Neuchâtel
Avec Nicole Decker, Cheffe de l’Office du logement du canton de Neuchâtel, on entre de plein fouet dans le labyrinthe d’une politique du logement cantonale qui a su reconnaître le problème et a déjà pris des mesures concrètes pour y répondre. Notamment en favorisant les MOUP, qui se distinguent de plus en plus souvent avec des projets d’habitat intergénérationnel, et que le canton soutient par diverses mesures, telles que la mise à disposition de terrains constructibles en DDP, le cautionnement des emprunts jusqu’à concurrence de 30% des coûts, l’octroi de prêts garantis par gage immobilier sur 25 ans, la prise en charge d’intérêts du crédit de rénovation ou encore l’acquisition de parts sociales d’une coopérative. Largement de quoi inspirer d’autres cantons et communes…
Petites adaptations, grands effets
Avec Felix Bohn, architecte spécialisé dans l’habitat pour personnes âgées et gérontologue, on découvre qu’avec certaines petites mesures d’adaptation d’un logement, qui ne coûtent souvent que trois fois rien, il est possible d’augmenter considérablement le confort et le sentiment de sécurité des seniors. Une poignée dans la douche, une lumière adaptée au champ visuel fragilisé, des couleurs bien contrastées d’un plan de travail dans la cuisine, des seuils assez larges pour laisser passer une chaise roulante peuvent changer la vie de nos seniors, qui ne souhaitent qu’une chose, comme l’ont souligné tous les orateurs et les oratrices de la journée: rester le plus longtemps possible chez soi.
Titre des présentations:
« Logement et changement démographique: un regard vers le futur », par Martin Tschirren
« Des logements divers pour des populations âgées diverses », par Christina Zweifel
« Alterimo/Althys, par Dominique Diesbach-Vernevaut Patrimob et logement pour seniors, par Joël Cornuz
« L’avancée en âge, ses écueils, ses richesses », par Marianna Gawrysiak
« Des logements dédiés aux seniors, est-ce vraiment nécessaire? », par Nicole Decker
Liens pour les plus curieux:
OFL Projets-modèles 2020-2024 Changement démographique https://www.bwo.admin.ch/
Le site de Marianna Gawrysiak, gérontopsychologue: https://avant-age.ch/
Le site de Felix Bohn, architecte et gérontologue: https://habitat-seniors.ch/
Patrimob: https://patrimob.ch/
10.05.2023
Le rapport annuel de l'ARMOUP est disponible
Vous pouvez désormais consulter le rapport annuel de l'Association ici.