27.06.2022
L'ARMOUP plus que centenaire se fête
Près de 160 personnes ont afflué à l'apéritif donné par l'ARMOUP au Musée Olympique de Lausanne pour écouter les discours des invité-e-s de marque venu-e-s célébrer la vénérable association, qui fêtait le 17 juin dernier son centenaire – avec deux ans de retard because Covid.
Un peu plus d'une centaine d'invité-e-s avaient auparavant profité des visites guidées du musée et environ 140 se sont ensuite attablées dans une belle salle de réception, avec vue splendide sur le Léman et le parc du musée, un menu d'excellente tenue, à la hauteur de l'événement, et un trio de musiciens tout droit venus d'Avignon pour agrémenter la soirée de leurs airs jazzy bien trempés.
Avant cela, les membres de l'association s'étaient réunis en Assemblée générale ordinaire. Rien de particulier à signaler de ce côté, si ce n'est que Joël Cornuz, directeur général de Patrimob SA, a été élu au Comité de l'ARMOUP. Les cours de formation ont tenu bon malgré le Covid, certains ont été donné via Zoom. Quatre participants ont clos leur cycle complet avec un diplôme; les autres ont préféré reporter leurs examens et/ou leurs travaux de diplôme pour 2024.
Revenons donc à l'apéro de la fête. Du côté de l'ARMOUP, le président Bernard Virchaux a gratifié l'assemblée d'un petit mot pour ouvrir la valse des discours de gala, et la Secrétaire générale Isabelle del Rizzo a mené le bal avec son habituelle prestance, invitant tour à tour les VIP à s'exprimer. La conseillère d'Etat Christelle Luisier Brodard a ouvert le concert de louanges, dans un discours teinté d'histoire, aboutissant à un rappel des louables efforts des pouvoirs publics du canton de Vaud pour soutenir les projets des coopératives d'habitation sur son territoire. Eva Herzog, présidente de la fédération coopératives d'habitation Suisse et conseillère aux Etats, a truffé son hommage à l'ARMOUP d'un ou deux appels du pied au conseiller fédéral Guy Parmelin, tout ouïe dans l'assistance, suggérant que la Confédération pourrait en faire plus pour soutenir le logement d'utilité publique.
Puis le conseiller fédéral a clos le cycle des discours par une allocution empreinte d'humour et de métaphores vigneronne et tropicale, conférant une dimension planétaire au milieu des maîtres d'ouvrage d'utilité publique, puisqu'il n'a pas hésité à dire que "la gestion d'une coopérative – et d'une association de maîtres d'ouvrage d'utilité publique – tient moins d’une paisible croisière sur le Nil que de la traversée mouvementée de l’Amazone..." Sur ce bon mot, tout le monde s'est rendu dans la salle de banquet pour partager un excellent repas et échanger en toute décontraction. Un invité surprise a rejoint l'assemblée à l'heure du dessert: le conseiller fédéral Alain Berset a fait une entrée triomphale, mais dès les premières phrases de son discours, il est vite apparu que le public avait en fait affaire à… Yann Lambiel! Morts de rire!
>>> Voir la galerie de photos complète de la soirée
>>> Télécharger le rapport annuel ARMOUP 2021
Avant cela, les membres de l'association s'étaient réunis en Assemblée générale ordinaire. Rien de particulier à signaler de ce côté, si ce n'est que Joël Cornuz, directeur général de Patrimob SA, a été élu au Comité de l'ARMOUP. Les cours de formation ont tenu bon malgré le Covid, certains ont été donné via Zoom. Quatre participants ont clos leur cycle complet avec un diplôme; les autres ont préféré reporter leurs examens et/ou leurs travaux de diplôme pour 2024.
Revenons donc à l'apéro de la fête. Du côté de l'ARMOUP, le président Bernard Virchaux a gratifié l'assemblée d'un petit mot pour ouvrir la valse des discours de gala, et la Secrétaire générale Isabelle del Rizzo a mené le bal avec son habituelle prestance, invitant tour à tour les VIP à s'exprimer. La conseillère d'Etat Christelle Luisier Brodard a ouvert le concert de louanges, dans un discours teinté d'histoire, aboutissant à un rappel des louables efforts des pouvoirs publics du canton de Vaud pour soutenir les projets des coopératives d'habitation sur son territoire. Eva Herzog, présidente de la fédération coopératives d'habitation Suisse et conseillère aux Etats, a truffé son hommage à l'ARMOUP d'un ou deux appels du pied au conseiller fédéral Guy Parmelin, tout ouïe dans l'assistance, suggérant que la Confédération pourrait en faire plus pour soutenir le logement d'utilité publique.
Puis le conseiller fédéral a clos le cycle des discours par une allocution empreinte d'humour et de métaphores vigneronne et tropicale, conférant une dimension planétaire au milieu des maîtres d'ouvrage d'utilité publique, puisqu'il n'a pas hésité à dire que "la gestion d'une coopérative – et d'une association de maîtres d'ouvrage d'utilité publique – tient moins d’une paisible croisière sur le Nil que de la traversée mouvementée de l’Amazone..." Sur ce bon mot, tout le monde s'est rendu dans la salle de banquet pour partager un excellent repas et échanger en toute décontraction. Un invité surprise a rejoint l'assemblée à l'heure du dessert: le conseiller fédéral Alain Berset a fait une entrée triomphale, mais dès les premières phrases de son discours, il est vite apparu que le public avait en fait affaire à… Yann Lambiel! Morts de rire!
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27.06.2022
La Confédération, les coopératives d’habitation et les CFF donnent un coup de pouce aux logements d’utilité publique
L’Office fédéral du logement (OFL), l’association «coopératives d’habitation Suisse» et les CFF définissent dans un contrat-cadre les conditions de cession de terrains en droit de superficie. Ensemble, ils posent ainsi un fondement essentiel à la construction de logements d’utilité publique, à loyer ou à prix modéré à long terme, sur le territoire des CFF.
De gauche à droite: Alexander Muhm (directeur CFF Immobilier), Eva Herzog (présidente Coopératives d'habitation Suisse) et Martin Tschirren (directeur OFL).
L’offre de logements est limitée dans les grandes villes suisses, surtout dans le segment bon marché. Soucieux de favoriser la construction de logements d’utilité publique dans les centres urbains, l’Office fédéral du logement (OFL), l’association «coopératives d’habitation Suisse» et les CFF ont donc défini ensemble un contrat-type de superficie. Les CFF souhaitent qu’environ la moitié de leurs logements entrent dans le segment bon marché, qu’il s’agisse d’habitations en propriété ou de droits de superficie.
Selon Alexander Muhm, responsable CFF Immobilier, le nouvel accord permet de se rapprocher de cet objectif. «Nous nous félicitons que les CFF mettent à disposition des terrains en droit de superficie pour la construction de logements d’utilité publique. Cet accord garantit la compatibilité des conditions-cadres avec les critères d’encouragement à la construction de logements d’utilité publique», souligne Martin Tschirren, directeur de l’OFL.
Dans le cadre de cette démarche, l’OFL a également représenté l’association LOGEMENT SUISSE. Les intérêts des deux organisations faîtières de la construction de logements d’utilité publique ont ainsi été pris en compte. Le contrat-type de superficie sera utilisé à l’avenir lorsque les CFF céderont des terrains en droit de superficie à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique. «Nous nous réjouissons de cet accord, même si les rentes du droit de superficie pour la construction de logements d’utilité publique atteindront leur limite supérieure», souligne Eva Herzog, présidente de «coopératives d’habitation Suisse». «Nous allons prendre au mot les CFF qui entendent céder davantage de terrains en droit de superficie aux coopératives.»
>>> Communiqué de presse complet
L’offre de logements est limitée dans les grandes villes suisses, surtout dans le segment bon marché. Soucieux de favoriser la construction de logements d’utilité publique dans les centres urbains, l’Office fédéral du logement (OFL), l’association «coopératives d’habitation Suisse» et les CFF ont donc défini ensemble un contrat-type de superficie. Les CFF souhaitent qu’environ la moitié de leurs logements entrent dans le segment bon marché, qu’il s’agisse d’habitations en propriété ou de droits de superficie.
Selon Alexander Muhm, responsable CFF Immobilier, le nouvel accord permet de se rapprocher de cet objectif. «Nous nous félicitons que les CFF mettent à disposition des terrains en droit de superficie pour la construction de logements d’utilité publique. Cet accord garantit la compatibilité des conditions-cadres avec les critères d’encouragement à la construction de logements d’utilité publique», souligne Martin Tschirren, directeur de l’OFL.
Dans le cadre de cette démarche, l’OFL a également représenté l’association LOGEMENT SUISSE. Les intérêts des deux organisations faîtières de la construction de logements d’utilité publique ont ainsi été pris en compte. Le contrat-type de superficie sera utilisé à l’avenir lorsque les CFF céderont des terrains en droit de superficie à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique. «Nous nous réjouissons de cet accord, même si les rentes du droit de superficie pour la construction de logements d’utilité publique atteindront leur limite supérieure», souligne Eva Herzog, présidente de «coopératives d’habitation Suisse». «Nous allons prendre au mot les CFF qui entendent céder davantage de terrains en droit de superficie aux coopératives.»
>>> Communiqué de presse complet
08.06.2022
Le numéro de juin 2022 de la revue Habitation sort le 14 juin
Dédié en grande partie à la thématique de la reconversion des bâtiments, ce numéro fait la part belle à un changement de paradigme en cours dans le secteur de la construction, qui implique à la fois la baisse drastique des émissions GES et la mise en place conjointe d’une économie circulaire. Découvrez 2 articles (en gras bleu dans le sommaire) à télécharger en avant-première!
19.05.2022
4e Journée romande des collectivités pour le logement d'utilité publique
Une bonne centaine de personnes ont répondu à l'invitation de l'ARMOUP le 12 mai dernier et se sont retrouvées dans l'antre du Palais de Beaulieu à Lausanne à l'enseigne de la 4e Journée romande des collectivités pour le logement d'utilité publique. Il faut dire que la thématique était alléchante et tournait autour de la question de l'habitat durable pour tous.
De gauche à droite: Olivier Français, Roger Nordmann, Martin Tschirren et Philippe Thalmann.
Dans un contexte économique et politique déstabilisé par des conflits armés et des dérèglements climatiques, la question du logement, de son accessibilité et de sa durabilité, se pose avec une urgence accrue. Des solutions existent pour loger tout le monde dignement, mais elles nécessitent des changements systémiques profonds dans l'ensemble de la société. C'est quoi, un habitat durable? Et comment concilier durabilité et loyers abordables?
Un joli panel de personnalités du monde politique et scientifique promettait des réponses expertes et des débats nourris. La secrétaire générale de l'ARMOUP Isabelle del Rizzo mène le bal et rythme la journée par des présentations très dynamiques et enjouées des conférenciers et de la conférencière, qui prennent ainsi à chaque fois la tribune sous les applaudissements.
Président de l'ARMOUP, Bernard Virchaux a ouvert les feux avec un discours un tantinet alarmiste en posant le décor d'un marché immobilier et de la construction subissant de plein fouet une forte augmentation des prix des matériaux de construction et une soudaine hausse des taux hypothécaires, conséquence de marchés chamboulés autant par le covid-19 que par la guerre en Ukraine. Dans ce contexte pour le moins morose, Bernard Virchaux souligne la nécessité d'autant plus forte du rôle des coopératives d'habitation, dont la principale préoccupation est de fournir des logements à loyers abordables, indispensables pour loger les plus démunis dans un contexte de crise. "Nous sommes un pays riche qui peut se permettre de dépenser des milliards pour de l’armement, donc pourquoi pas pour le logement !"
A ce vibrant appel au logement à loyers abordables pour tous, le conseiller aux Etats libéral-radical Olivier Français a répondu par un exposé tout en nuances et détours. Faisant référence autant à ses activités d'entrepreneur que d'homme politique, il a évoqué les affres et les méandres réglementaires qui ont la fâcheuse tendance à tout compliquer, tout ralentir, tout renchérir dans l’industrie de la construction. Et d'insister sur le rôle difficile des pouvoirs publics en la matière, pris entre le marteau des entrepreneurs privés impatients et l'enclume des besoins sociaux de la population en matière d'habitat.
La conseillère nationale Delphine Klopfenstein Broggini devait parler du rôle des coopératives d'habitation et de leurs réponses innovantes face à l'urgence climatique… mais elle a dû déclarer forfait au dernier moment et n'a pas pu participer au forum. Dommage. Le professeur d'économie à l'EPFL Philippe Thalmann l'a heureusement remplacée au pied levé et a improvisé une intéressante présentation faisant référence à une étude nationale menée auprès des locataires de deux grandes coopératives d'habitation, la Société coopérative d'Habitation Lausanne (SCHL), la Allgemeine Baugenossenschaft Zürich (ABZ) et de la Mobiliar. Il ressort étonnamment de cette étude que non seulement bon nombre de locataires n'étaient pas vraiment bien renseignés sur les performances énergétiques de leur habitat et que la question de la durabilité n'était pas vraiment leur principal souci. Difficile dans ces conditions d'améliorer le parc de logements existants. Un gros effort d'information du côté des coopératives pourrait peut-être y remédier.
Avec le conseiller national Roger Nordmann, on entre dans le vif des mesures d'assainissement énergétique dont les coopératives d'habitation pourraient s'inspirer pour ne pas être à la traîne de la transition énergétique. Avec force tableaux et schémas à l'appui, il martèle les différents scénarii qu'il faudrait combiner pour échapper au pire du changement climatique, combler les creux d'approvisionnement de l'énergie solaire en hiver, simplifier les procédures d'autorisation pour le solaire et l'éolien et planifier la sortie du nucléaire. Il conclut son marathon en disant que tout était essentiellement une question d'investissement et de volonté politique. La table ronde, modérée par le Prof. Philippe Thalmann, qui a réuni les premiers orateurs et le directeur de l'Office fédéral du logement (OFL) Martin Tschirren avant la pause de midi a donné quelques beaux échanges entre les questions très pragmatiques du public et les réponses très empiriques des experts.
Après un délicieux cocktail dînatoire et une intense séance de réseautage, le public retrouvait Martin Tschirren pour un riche exposé sur les différentes aides fédérales encourageant les coopératives d'habitation à se lancer dans des rénovations importantes de leur parc immobilier, sans que cela ne se répercute trop méchamment sur les loyers. Avec notamment un programme spécial pour le Fonds de roulement offrant des prêts à taux zéro sur dix ans pour tout projet d'assainissement important soumis entre 2021 et 2023… et deux plateformes numériques qui aident les coopératives à s'orienter dans la jungle des conditions à remplir pour bénéficier de cette manne fédérale: un guide d'assainissement pour les bailleurs (www.renovabene.ch) et un autre pour les locataires (www.locabene.ch).
Valentin Bourdon, architecte Dr. EPFL, a ensuite promené le public à travers un bel historique de l'habitat coopératif et de ses formes architecturales, en pointant leur potentiel d'influence sur le développement urbain et les bienfaits qu'ils pourraient exercer dans l'usage du patrimoine bâti. Et pour clore la journée en beauté, la professeure ordinaire en écologie sociale et Economie écologique à l’Université de Lausanne Julia Steinberger a gratifié l'assemblée d'un vif exposé vulgarisant bien à propos les différents scénarii à basse demande énergétique susceptibles de se concrétiser dans une action globale salvatrice en matière de potentiel de réduction des émissions de CO2. Le potentiel existe, mais il nécessite des changements systémiques dans l'ensemble de la société… ainsi qu'une redéfinition et un rééquilibrage entre énergie, services et bien-être. Tout un programme!
Galerie de photos de la JRCLUP en fin d'article ici.
Dans un contexte économique et politique déstabilisé par des conflits armés et des dérèglements climatiques, la question du logement, de son accessibilité et de sa durabilité, se pose avec une urgence accrue. Des solutions existent pour loger tout le monde dignement, mais elles nécessitent des changements systémiques profonds dans l'ensemble de la société. C'est quoi, un habitat durable? Et comment concilier durabilité et loyers abordables?
Un joli panel de personnalités du monde politique et scientifique promettait des réponses expertes et des débats nourris. La secrétaire générale de l'ARMOUP Isabelle del Rizzo mène le bal et rythme la journée par des présentations très dynamiques et enjouées des conférenciers et de la conférencière, qui prennent ainsi à chaque fois la tribune sous les applaudissements.
Président de l'ARMOUP, Bernard Virchaux a ouvert les feux avec un discours un tantinet alarmiste en posant le décor d'un marché immobilier et de la construction subissant de plein fouet une forte augmentation des prix des matériaux de construction et une soudaine hausse des taux hypothécaires, conséquence de marchés chamboulés autant par le covid-19 que par la guerre en Ukraine. Dans ce contexte pour le moins morose, Bernard Virchaux souligne la nécessité d'autant plus forte du rôle des coopératives d'habitation, dont la principale préoccupation est de fournir des logements à loyers abordables, indispensables pour loger les plus démunis dans un contexte de crise. "Nous sommes un pays riche qui peut se permettre de dépenser des milliards pour de l’armement, donc pourquoi pas pour le logement !"
A ce vibrant appel au logement à loyers abordables pour tous, le conseiller aux Etats libéral-radical Olivier Français a répondu par un exposé tout en nuances et détours. Faisant référence autant à ses activités d'entrepreneur que d'homme politique, il a évoqué les affres et les méandres réglementaires qui ont la fâcheuse tendance à tout compliquer, tout ralentir, tout renchérir dans l’industrie de la construction. Et d'insister sur le rôle difficile des pouvoirs publics en la matière, pris entre le marteau des entrepreneurs privés impatients et l'enclume des besoins sociaux de la population en matière d'habitat.
La conseillère nationale Delphine Klopfenstein Broggini devait parler du rôle des coopératives d'habitation et de leurs réponses innovantes face à l'urgence climatique… mais elle a dû déclarer forfait au dernier moment et n'a pas pu participer au forum. Dommage. Le professeur d'économie à l'EPFL Philippe Thalmann l'a heureusement remplacée au pied levé et a improvisé une intéressante présentation faisant référence à une étude nationale menée auprès des locataires de deux grandes coopératives d'habitation, la Société coopérative d'Habitation Lausanne (SCHL), la Allgemeine Baugenossenschaft Zürich (ABZ) et de la Mobiliar. Il ressort étonnamment de cette étude que non seulement bon nombre de locataires n'étaient pas vraiment bien renseignés sur les performances énergétiques de leur habitat et que la question de la durabilité n'était pas vraiment leur principal souci. Difficile dans ces conditions d'améliorer le parc de logements existants. Un gros effort d'information du côté des coopératives pourrait peut-être y remédier.
Avec le conseiller national Roger Nordmann, on entre dans le vif des mesures d'assainissement énergétique dont les coopératives d'habitation pourraient s'inspirer pour ne pas être à la traîne de la transition énergétique. Avec force tableaux et schémas à l'appui, il martèle les différents scénarii qu'il faudrait combiner pour échapper au pire du changement climatique, combler les creux d'approvisionnement de l'énergie solaire en hiver, simplifier les procédures d'autorisation pour le solaire et l'éolien et planifier la sortie du nucléaire. Il conclut son marathon en disant que tout était essentiellement une question d'investissement et de volonté politique. La table ronde, modérée par le Prof. Philippe Thalmann, qui a réuni les premiers orateurs et le directeur de l'Office fédéral du logement (OFL) Martin Tschirren avant la pause de midi a donné quelques beaux échanges entre les questions très pragmatiques du public et les réponses très empiriques des experts.
Après un délicieux cocktail dînatoire et une intense séance de réseautage, le public retrouvait Martin Tschirren pour un riche exposé sur les différentes aides fédérales encourageant les coopératives d'habitation à se lancer dans des rénovations importantes de leur parc immobilier, sans que cela ne se répercute trop méchamment sur les loyers. Avec notamment un programme spécial pour le Fonds de roulement offrant des prêts à taux zéro sur dix ans pour tout projet d'assainissement important soumis entre 2021 et 2023… et deux plateformes numériques qui aident les coopératives à s'orienter dans la jungle des conditions à remplir pour bénéficier de cette manne fédérale: un guide d'assainissement pour les bailleurs (www.renovabene.ch) et un autre pour les locataires (www.locabene.ch).
Valentin Bourdon, architecte Dr. EPFL, a ensuite promené le public à travers un bel historique de l'habitat coopératif et de ses formes architecturales, en pointant leur potentiel d'influence sur le développement urbain et les bienfaits qu'ils pourraient exercer dans l'usage du patrimoine bâti. Et pour clore la journée en beauté, la professeure ordinaire en écologie sociale et Economie écologique à l’Université de Lausanne Julia Steinberger a gratifié l'assemblée d'un vif exposé vulgarisant bien à propos les différents scénarii à basse demande énergétique susceptibles de se concrétiser dans une action globale salvatrice en matière de potentiel de réduction des émissions de CO2. Le potentiel existe, mais il nécessite des changements systémiques dans l'ensemble de la société… ainsi qu'une redéfinition et un rééquilibrage entre énergie, services et bien-être. Tout un programme!
Galerie de photos de la JRCLUP en fin d'article ici.
17.05.2022
6ème rapport d'évaluation du GIEC: quelles lectures pour les coopératives ?
Le 3ème volet du dernier rapport du Groupe d'experts international pour l'évaluation du climat (GIEC) fournit une évaluation mondiale actualisée des progrès et des engagements en matière d'atténuation du changement climatique, et examine les sources d'émissions mondiales. Il explique l'évolution des efforts de réduction et d'atténuation des émissions, en évaluant l'impact des engagements climatiques nationaux par rapport aux objectifs d'émissions à long terme.
Lors de son intervention à la Journée romande des collectivités pour le logement d'utilité publique (JRCLUP), Julia Steinberger, auteure principale du rapport, a indiqué aux coopératives et fondations d'habitation présentes à cette conférence, les chapitres particulièrement intéressants pour elles (uniquement disponible en anglais ).
Vous retrouvez donc sous ce lien , les chapitres suivants :
- chapitre 5 : Demande, services et aspects sociaux de l'atténuation
- chapitre 8 : Systèmes urbains
- chapitre 9 : Immeubles
Lors de son intervention à la Journée romande des collectivités pour le logement d'utilité publique (JRCLUP), Julia Steinberger, auteure principale du rapport, a indiqué aux coopératives et fondations d'habitation présentes à cette conférence, les chapitres particulièrement intéressants pour elles (uniquement disponible en anglais ).
Vous retrouvez donc sous ce lien , les chapitres suivants :
- chapitre 5 : Demande, services et aspects sociaux de l'atténuation
- chapitre 8 : Systèmes urbains
- chapitre 9 : Immeubles
26.04.2022
Rapport du Fonds de solidarité de la faîtière coopératives d'habitation Suisse
Les comptes 2021 du rapport de la Fondation du Fonds de solidarité font apparaître une légère amélioration du résultat annuel, grâce notamment à une recette extraordinaire.
Le résultat avant les prestations annexes diminue légèrement de 0,6 point de pourcentage par rapport à l'exercice antérieur, ce en raison d'une légère augmentation des charges d'exploitation et d'une quasi-stabilité des produits. Grâce à la recette exceptionnelle d'une liquidation, le résultat annuel est supérieur de 6 points de pourcentage à celui de l'exercice précédent. Cet excédent de produits de 1'075'068 francs est versé au capital de croissance et renforce encore la fondation. Ainsi, ses avoirs augmentent de 2 points de pourcentage, à environ 47,5 millions de francs.
> Télécharger le rapport annuel 2021
> Télécharger le rapport annuel 2021
26.04.2022
La Fondation Solinvest sort aussi son rapport annuel 2021
La fondation Solinvest de Coopératives d'habitation Suisse encourage l'acquisition et la construction de logements par des maîtres d'ouvrage d'utilité publique et le maintien des maîtres d'ouvrage d'utilité publique.
Dans ce but, elle peut participer à des projets d'utilité publique avec des fonds propres et souscrire des parts sociales ou du capital-actions. Les groupes cibles sont avant tout les petites coopératives qui souhaitent se développer et les nouvelles coopératives qui souhaitent construire ou acheter. Jusqu’à la fin de l’année 2021, trois MOUP romands bénéficient d’une participation transitoire de la fondation: la société coopérative d'habitation DomaHabitare, la coopérative d'habitation Nouveau Comté et la coopérative d'habitation écoresponsable La Bistoquette.
Une page entière est dédiée au Fonds Solinvest (en allemand seulement) sur wbg-schweiz, mais vous pouvez déjà commencer par y télécharger en français les documents suivants dans le bloc bleu "Dokumente":
- Statuts du Fonds Solinvest
- Réglement de participation de la Fondation Solinvest
- Rapport annuel de la présidente pour l'exercice 2021
Pour toute info supplémentaire, vous pouvez contacter:
Kathrin Schriber, responsable du Fonds
Tél 044 360 28 40 ou solinvest@wbg-schweiz.ch
Une page entière est dédiée au Fonds Solinvest (en allemand seulement) sur wbg-schweiz, mais vous pouvez déjà commencer par y télécharger en français les documents suivants dans le bloc bleu "Dokumente":
- Statuts du Fonds Solinvest
- Réglement de participation de la Fondation Solinvest
- Rapport annuel de la présidente pour l'exercice 2021
Pour toute info supplémentaire, vous pouvez contacter:
Kathrin Schriber, responsable du Fonds
Tél 044 360 28 40 ou solinvest@wbg-schweiz.ch
04.04.2022
Hébergement des réfugiés d'Ukraine : FAQ
Vous trouverez sous ce lien une série de questions auxquelles les juristes de notre Fédération faîtière ont tenté d'apporter des réponses complètes et utiles concernant l'accueil de réfugiés ukrainiens dans les coopératives d'habitation.
31.03.2022
Le conseil incitatif «chauffez renouvelable» est désormais gratuit
C’est le moment ou jamais de passer au chauffage renouvelable: dès le mois d’avril, le conseil incitatif du programme «chauffez renouvelable» devient gratuit dans tout le pays.
Dans le cadre du budget 2022 et de la planification financière jusqu'en 2025, le Parlement fédéral a décidé, lors de la session d'hiver 2021, d'accorder des moyens supplémentaires au programme SuisseEnergie, notamment pour proposer un conseil incitatif «chauffez renouvelable» via un programme d'encouragement national. Grâce à des subventions uniformisées destinées à ce conseil incitatif, le Parlement souhaite encourager et accélérer le remplacement, à l'échelle nationale, des chauffages fonctionnant aux énergies fossiles et à l'électricité directe.
Dès le mois d'avril 2022, les propriétaires et les copropriétaires de bâtiments d'habitation pourront bénéficier d'un conseil gratuit pour mieux connaître les possibilités qui s'offrent à eux en matière de chauffage renouvelable. La prestation de conseil facilite le choix d'un système renouvelable adapté, permet de planifier les investissements à long terme et, par conséquent, de garantir le financement.
Infos complètes: www.admin.ch
Dès le mois d'avril 2022, les propriétaires et les copropriétaires de bâtiments d'habitation pourront bénéficier d'un conseil gratuit pour mieux connaître les possibilités qui s'offrent à eux en matière de chauffage renouvelable. La prestation de conseil facilite le choix d'un système renouvelable adapté, permet de planifier les investissements à long terme et, par conséquent, de garantir le financement.
Infos complètes: www.admin.ch
28.03.2022
Le GCHG veut soutenir les personnes victimes de la guerre en Ukraine
Plusieurs coopératives ont déjà fait part au GCHG de leur souhait de mettre en place des mesures et actions de soutien aux réfugié-e-s ukrainien-ne-s, que ce soit par une collecte de dons ou la mise à disposition de lieux d’hébergement ou d’activités en journée dans leurs immeubles. Le comité du GCHG s’est unanimement prononcé en faveur d’un soutien aux personnes victimes de la guerre en Ukraine.
Pour ce qui est des collectes de dons ou la mise à disposition d’appartement/chambres, vous pouvez directement le faire via la plateforme cantonale https://solidariteukraine.ch.
Par contre, cette plateforme ne permet pas d’annoncer la mise à disposition d’espaces communs pour des activités en journée. Or, des centaines, peut-être des milliers de personnes vont, sur de relativement longues périodes, être logées de manière précaire, dans des chambres d’hôtel, des salles de sport, des halles de congrès, etc. Si ces lieux d’hébergements permettent d’offrir, dans l’urgence, un endroit où dormir, ce ne sont pas des lieux de vie qui permettent des activités sociales ou familiales en journée. La mise à disposition de ce type d’espaces seraient donc très précieuse pour assurer un accueil qualitatif de ces personnes particulièrement vulnérables.
Si vous souhaitez mettre à disposition des espaces communs pour des activités en journée, nous vous proposons de répondre au sondage en lien pour annoncer les lieux, jours, horaires et types de lieu mis à disposition. Nous pourrons ensuite transmettre ces informations au département de la cohésion sociale qui s’occupe de l’accueil des réfugié-e-s.
Sondage: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdtiLkt65UoXAP8ajcxskHzc8iobthy-8aNUeUPqM_ilyfSYA/viewform?usp=sf_link
Convaincu-e-s que les coopératives peuvent contribuer significativement à l’effort collectif pour un accueil qualitatif des réfugié-e-s, le comité du GCHG vous remercie d’avance de votre soutien et de votre coopération.
Par contre, cette plateforme ne permet pas d’annoncer la mise à disposition d’espaces communs pour des activités en journée. Or, des centaines, peut-être des milliers de personnes vont, sur de relativement longues périodes, être logées de manière précaire, dans des chambres d’hôtel, des salles de sport, des halles de congrès, etc. Si ces lieux d’hébergements permettent d’offrir, dans l’urgence, un endroit où dormir, ce ne sont pas des lieux de vie qui permettent des activités sociales ou familiales en journée. La mise à disposition de ce type d’espaces seraient donc très précieuse pour assurer un accueil qualitatif de ces personnes particulièrement vulnérables.
Si vous souhaitez mettre à disposition des espaces communs pour des activités en journée, nous vous proposons de répondre au sondage en lien pour annoncer les lieux, jours, horaires et types de lieu mis à disposition. Nous pourrons ensuite transmettre ces informations au département de la cohésion sociale qui s’occupe de l’accueil des réfugié-e-s.
Sondage: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdtiLkt65UoXAP8ajcxskHzc8iobthy-8aNUeUPqM_ilyfSYA/viewform?usp=sf_link
Convaincu-e-s que les coopératives peuvent contribuer significativement à l’effort collectif pour un accueil qualitatif des réfugié-e-s, le comité du GCHG vous remercie d’avance de votre soutien et de votre coopération.