21.03.2022
Des aides pour accueillir des réfugiés Ukrainiens dans les coopératives d'habitation
Suite à l'attaque russe contre l'Ukraine, de nombreuses personnes quittent leur patrie pour chercher refuge dans d'autres pays. En Suisse aussi, des milliers de personnes en quête de protection sont attendues dans les jours et les semaines à venir. Mode d'emploi.
En concertation avec le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) et l'Office fédéral du logement (OFL) les associations du secteur immobilier et les bailleurs et locataires appellent leurs membres à soutenir les autorités dans la recherche de logements pour les personnes en quête de protection en provenance d'Ukraine.
Si vous souhaitez proposer des logements dans votre coopérative d'habitaiton ou d'habitants, nous vous recommandons de faire un saut sur le site de l'Office fédéral du logement (OFL), où vous trouverez toutes les infos utiles pour savoir où et comment proposer votre aide, ainsi qu'un document précisant les aspects juridiques et une brochure expliquant en ukrainien le contexte général du logement en Suisse:
Nous voulons accueillir des réfugiés Ukrainiens dans notre coopérative d'habitation
Pour tout renseignement supplémentaire: tél 021 648 39 00 ou info@armoup.ch.
Si vous souhaitez proposer des logements dans votre coopérative d'habitaiton ou d'habitants, nous vous recommandons de faire un saut sur le site de l'Office fédéral du logement (OFL), où vous trouverez toutes les infos utiles pour savoir où et comment proposer votre aide, ainsi qu'un document précisant les aspects juridiques et une brochure expliquant en ukrainien le contexte général du logement en Suisse:
Nous voulons accueillir des réfugiés Ukrainiens dans notre coopérative d'habitation
Pour tout renseignement supplémentaire: tél 021 648 39 00 ou info@armoup.ch.
16.03.2022
Solidarité avec les personnes ayant fui l'Ukraine
La solidarité avec les personnes ayant fui l'Ukraine est énorme, y compris dans les coopératives. La faîtière wbg-schweiz reçoit actuellement de nombreuses demandes de ses membres sur ce qu'il faut prendre en compte lors de l'hébergement privé ou de la mise à disposition de logements vacants.
Vendredi passé, wbg-schweiz a eu un entretien avec le Secrétariat d’Etat aux migrations, l'Office fédéral du logement et d'autres associations immobilières afin de clarifier la contribution que l'association pourrait apporter au niveau de l'hébergement de réfugiés de la guerre qui sévit en Ukraine. wbg-schweiz est en train d'examiner les principales questions que se posent à cet égard les maîtres d'ouvrage d'utilité publique et de créer une page d'information à destination de ses membres.
"Le SEM et l'OFL nous demandent d'appeler nos membres à mettre des logements à la disposition des réfugiés ukrainiens. Selon les premières clarifications, il s'agit notamment de garantir une offre de logement à long terme pour les réfugiés. C'est l'occasion pour nous, en tant que branche, de faire preuve de solidarité et de montrer que nous pouvons contribuer aux défis sociaux actuels et à l'approvisionnement en logements" déclare Urs Hauser, directeur de wbg-schweiz.
La faitière attend dans les prochains jours de plus amples informations de la part des autorités sur le mode d'action à envisager, les points de contact et les questions de droit du bail qui se posent avec le nouveau statut de protection S.
L'ARMOUP vous tiendra au courant et reviendra vers vous dans les prochains jours avec de plus amples informations.
Pour tout renseignement: tél 021 648 39 00 ou info@armoup.ch.
"Le SEM et l'OFL nous demandent d'appeler nos membres à mettre des logements à la disposition des réfugiés ukrainiens. Selon les premières clarifications, il s'agit notamment de garantir une offre de logement à long terme pour les réfugiés. C'est l'occasion pour nous, en tant que branche, de faire preuve de solidarité et de montrer que nous pouvons contribuer aux défis sociaux actuels et à l'approvisionnement en logements" déclare Urs Hauser, directeur de wbg-schweiz.
La faitière attend dans les prochains jours de plus amples informations de la part des autorités sur le mode d'action à envisager, les points de contact et les questions de droit du bail qui se posent avec le nouveau statut de protection S.
L'ARMOUP vous tiendra au courant et reviendra vers vous dans les prochains jours avec de plus amples informations.
Pour tout renseignement: tél 021 648 39 00 ou info@armoup.ch.
25.02.2022
Les coopératives d'habitation ont tout juste réussi à maintenir leur part de marché
Pendant des années, seules des estimations étaient possibles concernant la part de marché des coopératives d'habitation. Désormais, il existe à nouveau des chiffres significatifs. Ils montrent qu’en dépit d’un grand besoin de logements à loyer modéré, la part des logements de coopératives sur le marché est restée faible ces dernières années, voire a légèrement diminué. Seulement 8 pour cent des logements locatifs et 4,5 pour cent des logements occupés appartiennent à des coopératives d'habitation.
En Suisse, moins d'un logement locatif sur dix sont la propriété d’une coopérative d'habitation. Près de la moitié des logements locatifs appartiennent à des particuliers, un tiers à des investisseurs institutionnels. C'est ce qui ressort de la dernière «Statistique des bâtiments et des logements, Relevé structurel», de l’OFS.
Grâce à la statistique publiée récemment, on dispose enfin à nouveau de chiffres significatifs sur la part de marché des logements de coopératives en Suisse. Jusqu'en 2000, le recensement de la population fournissait tous les dix ans des informations sur la population, les ménages, les bâtiments et les logements. Au tournant du millénaire, 7,9 pour cent des logements locatifs étaient la propriété de coopératives d'habitation, soit autant qu'aujourd'hui. Malgré la hausse des loyers et un fort besoin de logements abordables, la part des logements de coopératives sur le marché des logements locatifs n'a pas augmenté en plus de 20 ans. Cette part sur la totalité du parc des logements a même diminué: ainsi, en 2000, 5,1 pour cent des logements occupés en Suisse appartenaient à des coopératives, contre 4,5 pour cent encore aujourd'hui.
«Il est incompréhensible que la part de marché des logements de coopérative soit encore aussi faible», souligne Eva Herzog, présidente de coopératives d'habitation Suisse. «L'encouragement à la construction de logements d'utilité publique est un mandat inscrit dans la Constitution, et ces dernières années, la population a confirmé à plusieurs reprises, lors de votations et de sondages, qu'elle souhaitait davantage de logements abordables. Il faut maintenant aussi la volonté politique de veiller à y répondre». Ces dernières années, les coopératives d'habitation ont beaucoup construit et établi de nouveaux standards en réalisant des projets phares innovants. Mais elles ne peuvent pas suivre au vu de l'activité de construction dans le secteur axée sur le rendement et les prix élevés des terrains. L'association faîtière des coopératives d'habitation suisses demande donc un renforcement de la promotion de la construction de logements d'utilité publique, par exemple via un meilleur accès à des sites appropriés, des incitations en matière d'aménagement du territoire ou des aides financières au démarrage.
Cette semaine, l'Office fédéral de la statistique a publié les nouvelles données cumulées sur trois ans de l'enquête sur l'indice des loyers, qui renseignent également sur les rapports de propriété des logements locatifs. Ainsi, pour la première fois, on dispose à nouveau de données significatives sur la part de marché des logements de coopératives. En outre, des analyses sont possibles pour les cantons et les six plus grandes villes de Suisse. Pour les villes, Zurich est en tête de liste avec 23,5% des logements locatifs appartenant à des coopératives, suivie de Winterthour (14,4%), Bâle (13,0%), Lausanne (9,6%), Berne (9,5%) et Genève (7,0%). S’agissant des cantons, il y en a cinq en tout où la part des logements de coopératives dans les logements locatifs est à deux chiffres: Zurich (14,7%), Bâle-Ville (13,6%), Lucerne (13,0%), Nidwald (12,6%) et Uri (10,5%). En bas du classement, on trouve les cantons du Tessin, de Schwyz, d'Obwald, de Soleure et du Valais, où les coopératives ne possèdent qu'environ 2% des logements locatifs.
Vous pouvez télécharger l'étude ici.
(Communiqué de presse de wbg-schweiz)
Grâce à la statistique publiée récemment, on dispose enfin à nouveau de chiffres significatifs sur la part de marché des logements de coopératives en Suisse. Jusqu'en 2000, le recensement de la population fournissait tous les dix ans des informations sur la population, les ménages, les bâtiments et les logements. Au tournant du millénaire, 7,9 pour cent des logements locatifs étaient la propriété de coopératives d'habitation, soit autant qu'aujourd'hui. Malgré la hausse des loyers et un fort besoin de logements abordables, la part des logements de coopératives sur le marché des logements locatifs n'a pas augmenté en plus de 20 ans. Cette part sur la totalité du parc des logements a même diminué: ainsi, en 2000, 5,1 pour cent des logements occupés en Suisse appartenaient à des coopératives, contre 4,5 pour cent encore aujourd'hui.
«Il est incompréhensible que la part de marché des logements de coopérative soit encore aussi faible», souligne Eva Herzog, présidente de coopératives d'habitation Suisse. «L'encouragement à la construction de logements d'utilité publique est un mandat inscrit dans la Constitution, et ces dernières années, la population a confirmé à plusieurs reprises, lors de votations et de sondages, qu'elle souhaitait davantage de logements abordables. Il faut maintenant aussi la volonté politique de veiller à y répondre». Ces dernières années, les coopératives d'habitation ont beaucoup construit et établi de nouveaux standards en réalisant des projets phares innovants. Mais elles ne peuvent pas suivre au vu de l'activité de construction dans le secteur axée sur le rendement et les prix élevés des terrains. L'association faîtière des coopératives d'habitation suisses demande donc un renforcement de la promotion de la construction de logements d'utilité publique, par exemple via un meilleur accès à des sites appropriés, des incitations en matière d'aménagement du territoire ou des aides financières au démarrage.
Cette semaine, l'Office fédéral de la statistique a publié les nouvelles données cumulées sur trois ans de l'enquête sur l'indice des loyers, qui renseignent également sur les rapports de propriété des logements locatifs. Ainsi, pour la première fois, on dispose à nouveau de données significatives sur la part de marché des logements de coopératives. En outre, des analyses sont possibles pour les cantons et les six plus grandes villes de Suisse. Pour les villes, Zurich est en tête de liste avec 23,5% des logements locatifs appartenant à des coopératives, suivie de Winterthour (14,4%), Bâle (13,0%), Lausanne (9,6%), Berne (9,5%) et Genève (7,0%). S’agissant des cantons, il y en a cinq en tout où la part des logements de coopératives dans les logements locatifs est à deux chiffres: Zurich (14,7%), Bâle-Ville (13,6%), Lucerne (13,0%), Nidwald (12,6%) et Uri (10,5%). En bas du classement, on trouve les cantons du Tessin, de Schwyz, d'Obwald, de Soleure et du Valais, où les coopératives ne possèdent qu'environ 2% des logements locatifs.
Vous pouvez télécharger l'étude ici.
(Communiqué de presse de wbg-schweiz)
23.02.2022
Logement et pauvreté en Suisse
Les conditions d’habitation des ménages sont étroitement liées à leur situation financière. Les personnes touchées par la pauvreté ou vivant dans la précarité connaissent des difficultés sur le marché immobilier.
Si les problèmes concernant la taille, l’emplacement et la qualité de l’habitation ne touchent qu’une minorité de ces ménages, la majeure partie d’entre eux consacrent une part très importante de leurs revenus au logement.
Le Covid-19 n’a pas amélioré les choses. Pascal Krattinger, Responsable du Service du logement à l’Etat de Fribourg, s’exprime sur les complications amenées par le Covid en terme de logement pour les plus défavorisés dans un article paru sur le média en ligne frapp.ch.
Le Covid-19 n’a pas amélioré les choses. Pascal Krattinger, Responsable du Service du logement à l’Etat de Fribourg, s’exprime sur les complications amenées par le Covid en terme de logement pour les plus défavorisés dans un article paru sur le média en ligne frapp.ch.
08.02.2022
La Fédération lance un nouveau marché du financement pour les MOUP!
Ce marché du financement aide les maîtres d'ouvrage d'utilité publique à trouver la meilleure offre pour leurs besoins de financement, que ce soit pour le refinancement de crédits immobiliers arrivant à échéance, ou pour le financement d'acquisitions d'immeubles et de projets de construction.
L'offre devrait être disponible à partir du mois d'avril.
Des informations plus détaillées suivront.
L'offre devrait être disponible à partir du mois d'avril.
Des informations plus détaillées suivront.
07.02.2022
Habiter durable - Au coeur des quartiers, le tout nouvel ouvrage d'Anne DuPasquier
Spécialiste de l'environnement durable, Anne DuPasquier publie un ouvrage qui s'attache à montrer, à l'aide de cas concrets, que l'échelle du quartier dans lequel on habite, se déplace, travaille et se détend, est pertinent pour agir .
Dans son dernier ouvrage, Anne DuPasquier donne des pistes à explorer sur notre manière de vivre en ville. Face aux nombreux défis imposés à notre société est aujourd'hui confrontée - changement climatique, vieillissement démographique, induits sociales - nos lieux de vie sont amenés à se réinventer dans le respect de la planète, la préservation de notre patrimoine, l'esthétique et l' harmonie intergénérationnelle.
Cet ouvrage est disponible en librairie ou sur www.savoirsuisse.org
Lien vers la présentation de l'ouvrage
Cet ouvrage est disponible en librairie ou sur www.savoirsuisse.org
Lien vers la présentation de l'ouvrage
25.01.2022
Des prêts sans intérêt pour rénover!
De nombreux immeubles présentent des manques du point de vue énergétique et devraient être rénovés. Les prêts à partir du Fonds de roulement dans le cadre du programme spécial déployé jusqu’à fin 2023 permettent de financer de manière avantageuse des projets de rénovations énergétiques complètes sans entraîner de hausse massive des loyers.
Le programme spécial de promotion des assainissements énergétiques par le fonds de roulement, lancé par le Conseil fédéral en octobre 2020 et limité aux années 2021 à 2023, vise à inciter les maîtres d’ouvrage d’utilité publique à rénover en profondeur et durablement leurs immeubles. Les prêts sont sans intérêts pendant les 10 premières années, ce qui permet d’atténuer les hausses de loyer. Les prêts sont destinés à financer des projets de rénovation pour lesquels l’enveloppe du bâtiment atteindra le niveau B du Certificat énergétique cantonal des bâtiments (CECB) ou répondra à la norme Minergie après la fin des travaux. Les prêts peuvent et doivent être combinés avec les contributions à fonds perdus du Programme Bâtiments de la Confédération et des cantons.
Le potentiel d’assainissement représenté par les maîtres d’ouvrage d’utilité publique est important, puisque près de 140 000 de leurs logements ont plus de 30 ans et qu’une grande partie d’entre eux ne répondent plus aux normes énergétiques actuelles. Au cours de la première année du programme, 12 objets ont bénéficié des prêts, et la rénovation de 510 logements en tout a été soutenue, à hauteur de 25,5 millions de francs. La demande devrait encore augmenter dans les mois à venir.
Les demandes de prêts du programme spécial peuvent être déposées jusqu’à la mi-octobre 2023 au plus tard auprès de l’ARMOUP. Le formulaire de demande peut être téléchargé sur le site de l’Office fédéral du logement.
Le potentiel d’assainissement représenté par les maîtres d’ouvrage d’utilité publique est important, puisque près de 140 000 de leurs logements ont plus de 30 ans et qu’une grande partie d’entre eux ne répondent plus aux normes énergétiques actuelles. Au cours de la première année du programme, 12 objets ont bénéficié des prêts, et la rénovation de 510 logements en tout a été soutenue, à hauteur de 25,5 millions de francs. La demande devrait encore augmenter dans les mois à venir.
Les demandes de prêts du programme spécial peuvent être déposées jusqu’à la mi-octobre 2023 au plus tard auprès de l’ARMOUP. Le formulaire de demande peut être téléchargé sur le site de l’Office fédéral du logement.
14.01.2022
Appel d'offres lancé pour le "périmètre C" de blueFACTORY à Fribourg
BFF SA lance un appel d'offres à des investisseurs suisses qualifiés, sous la forme d'un droit de superficie (DDP), à la réalisation de bâtiments sur un périmètre de près de 50'000 m2 sur le site de blueFACTORY à Fribourg. Il est notamment prévu d'y construire des logements.
En tant que propriétaire, la société BFF SA cordonne les activités et le développement du quartier d'innovation blueFACTORY au coeur de la Ville de Fribourg. Dans cette perspective, elle recherche, par le biais d'un appel d'offres, un investisseur apts à concevoir et réaliser un concept global de qualité sur l'utilisation et l'urbanisme du "périmètre C" (voir PDF ci-dessous) , en adéquation notamment avec le plan d'affectation cantonal (PAC) et les principes de la société à 2000 Watts.
L'appel d'offres s'adresse à des investisseurs suisses capables de présenter un concept de développement, d'organiser un concours d'architecture et de réaliser le projet lauréat. Les documents y relatifs peuvent être demandés par email à l'organisateur Vistonia SA : info@vistonia.ch.
Délai de dépôt des dossiers de candidature pour cette phase 1 : le 2 mars 2022.
> Télécharger le PDF de l'appel d'offre
L'appel d'offres s'adresse à des investisseurs suisses capables de présenter un concept de développement, d'organiser un concours d'architecture et de réaliser le projet lauréat. Les documents y relatifs peuvent être demandés par email à l'organisateur Vistonia SA : info@vistonia.ch.
Délai de dépôt des dossiers de candidature pour cette phase 1 : le 2 mars 2022.
> Télécharger le PDF de l'appel d'offre
16.12.2021
Les logements de coopératives d’habitation permettent au plus grand nombre d'accéder à la propriété
Les prix des logements en propriété ne cessent d'augmenter en Suisse. Des études récentes montrent que moins d'un ménage sur dix peut se permettre d'être propriétaire de son logement. Le logement de coopératives offre une alternative.
Cette forme de propriété collective présente de nombreux avantages: hormis la grande sécurité au niveau du logement, des considérations sociales et écologiques plaident en faveur de ce type d’habitat. Plutôt que d'augmenter encore l'endettement privé, il serait donc plus judicieux de promouvoir la construction de logements d'utilité publique. Comme toujours, posséder sa propre maison ou son propre appartement est le rêve de nombreux Suisses. Mais aujourd'hui, rares sont ceux qui peuvent encore réaliser ce souhait. C'est ce que montrent les derniers chiffres de l'Office fédéral de la statistique*, tout comme l'étude «Immobilier en Suisse» récemment publiée par la Banque Raiffeisen**.
La propriété commune plutôt qu'un fort endettement privé
En Suisse, quiconque souhaite acheter un logement doit apporter au moins 20% de fonds propres. Depuis quelques années, seule la moitié de ces fonds peut être prélevée sur ses avoirs du deuxième pilier. La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national veut à présent renverser cette réglementation: dans sa motion «Faciliter l'acquisition d'un logement en propriété à l'aide du 2e pilier», déposée à fin octobre 2021, elle demande que les avoirs de la prévoyance professionnelle puissent à nouveau être utilisés intégralement pour l'acquisition d'un logement en propriété.
«C'est irresponsable», critique Eva Herzog, présidente de coopératives d'habitation Suisse. «Cela ferait encore grimper les prix de l'immobilier et augmenterait les risques financiers pour les assurés. Il faudrait plutôt investir dans le logement de coopératives. En effet, un plus grand nombre de tels logements permettrait à une large couche de la population de profiter des avantages de la propriété du logement - et ce, de surcroît, d'une manière écologiquement et socialement durable».
Il faut des mesures efficaces pour plus de logements de coopératives
Le logement de coopératives allie les avantages de la location et de la propriété. Les membres de la coopérative n'achètent pas leur logement, mais ils sont copropriétaires de la coopérative en raison des parts sociales qu'ils ont souscrites et ont par conséquent des droits de codécision ainsi qu'une plus grande sécurité de bail. Des études montrent que, contrairement à la propriété du logement, les coopératives abritent en nombre supérieur à la moyenne des personnes dotées de faibles et moyens revenus. De même, leurs résidents consomment 30% de surface habitable en moins par personne que les propriétaires de logements. Cela permet de lutter contre le mitage et de réduire la consommation de ressources.
La demande de logements de coopératives est très forte. Bien que l'activité de construction des coopératives d'habitation ait augmenté ces dernières années, la demande est loin d'être satisfaite. Au lieu de faciliter l'accession à la propriété du logement, il faudrait plutôt des mesures efficaces pour encourager les projets de construction de coopératives, comme l'accès à des terrains à bâtir abordables, la cession d'aires constructibles en droit de superficie, des zones pour la construction de logements d'utilité publique ou des aides financières au démarrage.
*Office fédéral de la statistique: Indice suisse des prix de l'immobilier résidentiel au troisième trimestre 2021
https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/prix/prix-immobilier.gnpdetail.2021-0311.html
**Raiffeisen Economic Research: Immobilier en Suisse – 4Q 2021
https://www.raiffeisen.ch/casa/fr/marche-et-prix/etudes-immobilieres-suisse.html
Pour toutes questions:
Eva Herzog, présidente de coopératives d'habitation Suisse: 079 790 34 79, eva.herzog@parl.ch
Isabelle del Rizzo, secrétaire générale ARMOUP: 021 648 39 00, isabelle.delrizzo@armoup.ch
Bernard Virchaux, président ARMOUP: 079 285 43 73, b.virchaux@armoup.ch
La propriété commune plutôt qu'un fort endettement privé
En Suisse, quiconque souhaite acheter un logement doit apporter au moins 20% de fonds propres. Depuis quelques années, seule la moitié de ces fonds peut être prélevée sur ses avoirs du deuxième pilier. La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national veut à présent renverser cette réglementation: dans sa motion «Faciliter l'acquisition d'un logement en propriété à l'aide du 2e pilier», déposée à fin octobre 2021, elle demande que les avoirs de la prévoyance professionnelle puissent à nouveau être utilisés intégralement pour l'acquisition d'un logement en propriété.
«C'est irresponsable», critique Eva Herzog, présidente de coopératives d'habitation Suisse. «Cela ferait encore grimper les prix de l'immobilier et augmenterait les risques financiers pour les assurés. Il faudrait plutôt investir dans le logement de coopératives. En effet, un plus grand nombre de tels logements permettrait à une large couche de la population de profiter des avantages de la propriété du logement - et ce, de surcroît, d'une manière écologiquement et socialement durable».
Il faut des mesures efficaces pour plus de logements de coopératives
Le logement de coopératives allie les avantages de la location et de la propriété. Les membres de la coopérative n'achètent pas leur logement, mais ils sont copropriétaires de la coopérative en raison des parts sociales qu'ils ont souscrites et ont par conséquent des droits de codécision ainsi qu'une plus grande sécurité de bail. Des études montrent que, contrairement à la propriété du logement, les coopératives abritent en nombre supérieur à la moyenne des personnes dotées de faibles et moyens revenus. De même, leurs résidents consomment 30% de surface habitable en moins par personne que les propriétaires de logements. Cela permet de lutter contre le mitage et de réduire la consommation de ressources.
La demande de logements de coopératives est très forte. Bien que l'activité de construction des coopératives d'habitation ait augmenté ces dernières années, la demande est loin d'être satisfaite. Au lieu de faciliter l'accession à la propriété du logement, il faudrait plutôt des mesures efficaces pour encourager les projets de construction de coopératives, comme l'accès à des terrains à bâtir abordables, la cession d'aires constructibles en droit de superficie, des zones pour la construction de logements d'utilité publique ou des aides financières au démarrage.
*Office fédéral de la statistique: Indice suisse des prix de l'immobilier résidentiel au troisième trimestre 2021
https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/prix/prix-immobilier.gnpdetail.2021-0311.html
**Raiffeisen Economic Research: Immobilier en Suisse – 4Q 2021
https://www.raiffeisen.ch/casa/fr/marche-et-prix/etudes-immobilieres-suisse.html
Pour toutes questions:
Eva Herzog, présidente de coopératives d'habitation Suisse: 079 790 34 79, eva.herzog@parl.ch
Isabelle del Rizzo, secrétaire générale ARMOUP: 021 648 39 00, isabelle.delrizzo@armoup.ch
Bernard Virchaux, président ARMOUP: 079 285 43 73, b.virchaux@armoup.ch
30.11.2021
Comment diriger une coopérative d’habitation ?
Diriger une coopérative d’habitation ou d'habitants est une tâche exigeante – mais gratifiante. Une fois que les étapes de la fondation, du financement et de la construction sont passées, il s’agit désormais de gérer tout cela avec doigté et créativité.
La faitière Coopératives d’habitation Suisse a élaboré en collaboration avec l’association régionale de Zurich un guide de bonne gouvernance, qui détaille les principes directeurs, champs d’action et instruments pour une bonne gestion d’entreprise taillée sur mesure pour les MOUP. Très utile pour disposer de quelques règles de base pour s’organiser en toute simplicité et transparence. On peut aussi trouver des infos détaillées pour fonder une coopérative d'habitation ou d'habitants, pour financer des projets et pour construire des immeubles sur un site entièrement dédié aux MOUP.
Les maîtres d'ouvrage d'utilité publique sont le plus souvent organisés sur une base de droit privé, sous la forme d'une coopérative, d'une société anonyme ou d'une fondation et, en termes de taille comme d'orientation économique, ils sont indubitablement au nombre des petites et moyennes entreprises (PME). En même temps, en raison de la finalité, soit la promotion de «l’habitat d'utilité publique» et de l'étroite coopération avec les pouvoirs publics qui y est souvent liée, il existe respectivement des attentes accrues de la société et des risques particuliers encourus au plan de la réputation pour l'ensemble de notre branche.
Les présents principes directeurs de «gouvernance d'entreprise»3 fournissent un cadre pour une gestion responsable et axée sur les résultats de la coopérative. Grâce à des structures et des processus, ils devraient contribuer à reconnaître à temps les domaines posant problème et à prendre les mesures appropriées. Une attention particulière est portée sur la prévention des conflits d'intérêts car, précisément dans le cas des coopératives de construction organisées sous forme de corporations et gérées à temps partiel, les rôles de membre de la coopérative, de membre du comité ou de locataire se chevauchent souvent. Il y a donc là une extrême exigence, à savoir de séparer comme il se doit les intérêts personnels de ceux de la coopérative.
Bien entendu, les principes respectifs doivent être adaptés à la forme juridique et à la taille du maître d'ouvrage en question. L'important est qu'ils soient vécus. La responsabilité globale en la matière incombe à chaque membre du comité ainsi qu'à cet organe dans son ensemble.
Les maîtres d'ouvrage d'utilité publique sont le plus souvent organisés sur une base de droit privé, sous la forme d'une coopérative, d'une société anonyme ou d'une fondation et, en termes de taille comme d'orientation économique, ils sont indubitablement au nombre des petites et moyennes entreprises (PME). En même temps, en raison de la finalité, soit la promotion de «l’habitat d'utilité publique» et de l'étroite coopération avec les pouvoirs publics qui y est souvent liée, il existe respectivement des attentes accrues de la société et des risques particuliers encourus au plan de la réputation pour l'ensemble de notre branche.
Les présents principes directeurs de «gouvernance d'entreprise»3 fournissent un cadre pour une gestion responsable et axée sur les résultats de la coopérative. Grâce à des structures et des processus, ils devraient contribuer à reconnaître à temps les domaines posant problème et à prendre les mesures appropriées. Une attention particulière est portée sur la prévention des conflits d'intérêts car, précisément dans le cas des coopératives de construction organisées sous forme de corporations et gérées à temps partiel, les rôles de membre de la coopérative, de membre du comité ou de locataire se chevauchent souvent. Il y a donc là une extrême exigence, à savoir de séparer comme il se doit les intérêts personnels de ceux de la coopérative.
Bien entendu, les principes respectifs doivent être adaptés à la forme juridique et à la taille du maître d'ouvrage en question. L'important est qu'ils soient vécus. La responsabilité globale en la matière incombe à chaque membre du comité ainsi qu'à cet organe dans son ensemble.